LA MÉDITERRANÉE APPELLE À UNE MOBILISATION RENFORCÉE DES VILLES ET TERRITOIRES À L’APPROCHE DE LA COP31
Tanger, le 23 juin 2026 — 8ᵉ Congrès Mondial de CGLU
Photo de Panel : Position commune de la région de la Méditerranée – 23 juin 2026 – 8ème Congrès CGLU (Tanger)
Une mobilisation collective face à l’urgence climatique
À l’occasion du 8ᵉ Congrès Mondial de CGLU, qui se tient à Tanger du 22 au 25 juin 2026, la Fondation Maison Méditerranéenne du Climat (FMMC), en partenariat avec ICLEI – Local Governments for Sustainability et avec le soutien de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, a organisé une session de haut niveau intitulée :
« Les villes méditerranéennes face à la COP31 : vers une position commune pour accélérer l’action climatique territoriale »
Cette rencontre a réuni des représentants de collectivités territoriales, d’organisations internationales, de réseaux de villes, d’institutions publiques et d’experts de la région méditerranéenne. Elle a permis de réaffirmer l’urgence d’une mobilisation collective face aux impacts croissants du changement climatique et la nécessité de renforcer la place des territoires dans les processus climatiques internationaux.
La session a été ouverte par M. Omar Moro, Président de la Région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, M. Abderrahim Ksiri, Président de la Fondation Maison Méditerranéenne du Climat (FMMC), ainsi que M. Gino Van Begin, Secrétaire Général d’ICLEI – Local Governments for Sustainability.
Le panel a réuni des représentants de premier plan des collectivités territoriales, des réseaux internationaux de villes et des organisations partenaires. Les échanges ont bénéficié des contributions de :
- M. Mehmet Duman, Secrétaire Général de CGLU-MEWA
- M. Ahmed Aras, Maire de Muğla (Türkiye)
- M. Mohamed Saadie, Président d’honneur de CGLU-MEWA et Ambassadeur des ODD
- Mme Clare Hart, Vice-Présidente de Montpellier Méditerranée Métropole et Présidente par intérim de MedCities
- Mme Kobie Brand, Directrice régionale d’ICLEI Afrique et Secrétaire Générale adjointe d’ICLEI
- Mme Remedios Palma, Représentante de FAMSI
- M. Jordi Castellana Gamisans, Vice-Président chargé des Relations internationales de la Métropole de Barcelone
Les échanges ont été modérés par M. Mohamed Sefiani, Vice-Président de la FMMC. La synthèse des travaux a été présentée par M. Mohamed Nbou, Secrétaire Général de la FMMC, qui a mis en exergue les principaux enseignements et recommandations issus des débats.
Quatre messages clés pour porter la voix des territoires méditerranéens vers la COP31
1. L’urgence climatique en Méditerranée n’est plus une prévision, c’est une réalité présente.
Le bassin méditerranéen se réchauffe 20 % plus vite que la moyenne mondiale. Sécheresses, vagues de chaleur meurtrières et incendies frappent durement les populations. Les collectivités appellent à une reconnaissance officielle du bassin méditerranéen comme espace vulnérable prioritaire à la COP31.
2. Les villes et régions sont en première ligne : leur place dans la gouvernance doit être renforcée.
Les collectivités portent l’aménagement du territoire, la gestion de l’eau et la transition énergétique. La COP31 doit reconnaître les gouvernements locaux et régionaux comme des acteurs opérationnels incontournables conformément à la Coalition CHAMP.
3. L’accès aux financements climatiques doit être simplifié et garanti.
Il est impératif de simplifier l’accès aux fonds climatiques (Fonds vert, Fonds d’adaptation, Pertes et dommages) et de garantir qu’au moins 20 % des ressources transitent directement vers les gouvernements infranationaux d’ici 2030.
4. La Méditerranée est aussi un laboratoire de solutions.
Gestion durable de l’eau, biorémédiation, économie circulaire et énergies renouvelables décentralisées : les territoires développent des solutions concrètes qui doivent être intégrées dans les stratégies nationales et internationales.